
George Sand
Michaëla Pé, poésie et arts visuels © Tous droits réservés

George Sand

Une réalité peu connue vécue par des Blancs d’Afrique du Sud

» Admirons le beau mot visage en français. Il suggère un paysage qui se livre et se déploie, et, en lien avec ce déploiement, l’idée d’un vis-à-vis. «
François Cheng

» Quiconque veut comprendre les êtres humains devra accrocher la toge doctorale, dire adieu aux études et se mettre à marcher au milieu du monde le coeur ouvert. Là, au milieu des horreurs de la prison, de l’asile et de l’hôpital, dans les tavernes, les bordels et les tripots, dans les cercles élégants et à la bourse, dans les assemblées socialistes, dans les églises et dans les réunions de sectes, à travers l’amour et la haine, à travers l’expérience de la passion dans sa propre chair, il trouvera, sous toutes ses formes, un capital de savoir beaucoup plus riche que ne pourront jamais lui donner des traités volumineux. C’est alors que, en véritable connaisseur de l’âme humaine, il saura comment guérir le malade. «
Carl Gustav Jung
Ta fenêtre fut autrefois une porte
Grande et ouverte sur le monde
On accourait de mille lieux à la ronde
Pour connaître tes trésors, par cohortes
Puis le feu du destin est passé
Et ton étincelle de vie s'est envolée
Ne sachant plus où se poser
Suspendue dans l'espace et dans le temps
Parfois ranimé lors de précieux moments
Grâce à la petite flamme insuflée
Par ceux qui voulaient donner
Tu es resté miraculeusement vivant
Cherchant toujours à te manifester
Et puis il y eut l'autre porte
Celle qui masquait l'ancienne ère
On la trouvait là-bas derrière
Comme si on voulait de la sorte
Briser ta magie première
Maintenant cette porte donne sur la rue
Mais malgré la brise avenante
Qu'on tente d'y faire circuler
Ta présence reste vacante
Et je désire toujours ta venue
En attendant que tu sois invité à entrer
Pour de ton regard faire renaître
Les espoirs à être
Je suis seule à ta fenêtre
© Tendre rive

" La vraie beauté ouvre aux hommes une autre connaissance, à la fois vivante et gratuite. Au-delà du monde de la puissance et de l'utilité se révèle la vérité de la terre pétrie de lumière. " Olivier Clément
© Tendre rive

Froidure de l'hiver et de la nuit
De vastes sillons tu creuses
Dans mon écorce blanchie
En apparence malheureuse
Ta lourde chape de glace
Qui me couvre et m'embrasse
Ravive pourtant ma flamme intérieure
Par ta grâce je baigne dans une douce tiédeur
© Tendre rive