

Michaëla Pé, poésie et arts visuels © Tous droits réservés




Un banc dans la ville
Petites pousses vertes
Transpercent le matériau inerte
Tentative subtile
D'amener le Vivant ici
Où paraissent aléas et intempéries

Comme le Feu
En un instant qui passe
Tu embrases l'espace
D'un imprévisible Voeu

Solitude
Te rendre chère
Entrer en désuétude
Tremblement d'ère

Agenouillée dans le sable
Aux confins du désert
Habite la mer
Présence impérissable

Se pencher vers le plus petit
C'est découvrir toute une vie
Souvent le regard est obscurci
Par le proche qui est grossi
S'intéresser à la périphérie
C'est inviter ses amis
Ceux qu'on avait oubliés
À grandir en communauté
Respecter le sol que l'on foule
C'est entrer en communion
Avec les énergies qui déboulent
Lorsqu'on enlève le bâillon

Du proche au lointain
Le regard se porte
Une vie se déporte
Traversée par tous ses matins