
Dans ta verte foison
S'épanouit la création
Pour les yeux interrogateurs
De l'enfant cherchant ta couleur
Michaëla Pé, poésie et arts visuels © Tous droits réservés

Dans ta verte foison
S'épanouit la création
Pour les yeux interrogateurs
De l'enfant cherchant ta couleur

Les mains, de tristesse, se tordent
Sous les flots de la horde
Des mots
Briseurs d'os


Enfoncé dans la terre
Jusqu'à rejoindre la mer
De tes entrailles
Qui me renouvellent maille par maille
On a coupé mes branches
Et je semble mort
Ta force vive conjure le sort
Et ma conversion s'enclenche
Lorsque j'aurai bu ta vie
Alors je connaîtrai ta nouveauté
Et j'émergerai de tes humbles flots
Vif, fleuri et épanoui
Par ton regard, ressuscité
Encore je serai beau
Grâce à la beauté, le monde n’est nullement un espace neutre, insipide et insignifiant ; l’existence humaine, non plus, n’est nullement un séjour aveugle, sans but ni visée, fermée au devenir et à la possibilité de dépassement. Au contraire, le monde est plein d’attraits et d’appels, plein de signes et de sens.
Et notre existence, elle aussi, est chargée de désirs et d’élans, elle va dans un sens et elle a un sens. Déjà en nous-mêmes nous poussons dans un sens, c’est-à-dire, comme je l’ai dit tout à l’heure, nous tendons vers la plénitude de notre présence au monde, à l’instar d’une fleur ou d’un arbre. Et de plus, nous tendons vers d’autres présences de beauté, vers une chance d’ouverture et d’élévation.
C’est bien grâce à la beauté qu’en dépit de nos conditions tragiques nous nous attachons à la vie.
Tant qu’il y aura une aurore qui annonce le jour, un oiseau qui se gonfle de chant, une fleur qui embaume l’air, un visage qui nous émeut, une main qui esquisse un geste de tendresse, nous nous attarderons sur cette terre si souvent dévastée.
François Cheng


George Sand

Une réalité peu connue vécue par des Blancs d’Afrique du Sud

» Admirons le beau mot visage en français. Il suggère un paysage qui se livre et se déploie, et, en lien avec ce déploiement, l’idée d’un vis-à-vis. «
François Cheng