Comment guérir le malade

 » Quiconque veut comprendre les êtres humains devra accrocher la toge doctorale, dire adieu aux études et se mettre à marcher au milieu du monde le coeur ouvert. Là, au milieu des horreurs de la prison, de l’asile et de l’hôpital, dans les tavernes, les bordels et les tripots, dans les cercles élégants et à la bourse, dans les assemblées socialistes, dans les églises et dans les réunions de sectes, à travers l’amour et la haine, à travers l’expérience de la passion dans sa propre chair, il trouvera, sous toutes ses formes, un capital de savoir beaucoup plus riche que ne pourront jamais lui donner des traités volumineux. C’est alors que, en véritable connaisseur de l’âme humaine, il saura comment guérir le malade. « 

Carl Gustav Jung

Ta fenêtre

Ta fenêtre fut autrefois une porte
Grande et ouverte sur le monde
On accourait de mille lieux à la ronde
Pour connaître tes trésors, par cohortes

Puis le feu du destin est passé
Et ton étincelle de vie s'est envolée
Ne sachant plus où se poser
Suspendue dans l'espace et dans le temps

Parfois ranimé lors de précieux moments
Grâce à la petite flamme insuflée
Par ceux qui voulaient donner
Tu es resté miraculeusement vivant
Cherchant toujours à te manifester

Et puis il y eut l'autre porte
Celle qui masquait l'ancienne ère
On la trouvait là-bas derrière
Comme si on voulait de la sorte
Briser ta magie première

Maintenant cette porte donne sur la rue
Mais malgré la brise avenante
Qu'on tente d'y faire circuler
Ta présence reste vacante
Et je désire toujours ta venue

En attendant que tu sois invité à entrer
Pour de ton regard faire renaître
Les espoirs à être
Je suis seule à ta fenêtre
© Tendre rive