
Un banc dans la ville
Petites pousses vertes
Transpercent le matériau inerte
Tentative subtile
D'amener le Vivant ici
Où paraissent aléas et intempéries
Michaëla Pé, poésie et arts visuels © Tous droits réservés

Un banc dans la ville
Petites pousses vertes
Transpercent le matériau inerte
Tentative subtile
D'amener le Vivant ici
Où paraissent aléas et intempéries
Ta fenêtre fut autrefois une porte
Grande et ouverte sur le monde
On accourait de mille lieux à la ronde
Pour connaître tes trésors, par cohortes
Puis le feu du destin est passé
Et ton étincelle de vie s'est envolée
Ne sachant plus où se poser
Suspendue dans l'espace et dans le temps
Parfois ranimé lors de précieux moments
Grâce à la petite flamme insuflée
Par ceux qui voulaient donner
Tu es resté miraculeusement vivant
Cherchant toujours à te manifester
Et puis il y eut l'autre porte
Celle qui masquait l'ancienne ère
On la trouvait là-bas derrière
Comme si on voulait de la sorte
Briser ta magie première
Maintenant cette porte donne sur la rue
Mais malgré la brise avenante
Qu'on tente d'y faire circuler
Ta présence reste vacante
Et je désire toujours ta venue
En attendant que tu sois invité à entrer
Pour de ton regard faire renaître
Les espoirs à être
Je suis seule à ta fenêtre
© Tendre rive